Résumé

Il s’agit d’une réflexion personnelle d’un poète-traducteur algérien sur le rôle indispensable que la traduction a joué dans sa créativité poétique. Soulignant en particulier son éducation bilingue dans le contexte colonial algérien, il observe que ses traductions de poètes de l’anglais, de l’arabe et de l’allemand vers le français sont donc « doublement étrangères » parce que son français est imprégné de sa culture et de sa langue arabes. L’essai plaide en faveur de la coexistence pacifique de deux langues, et en particulier de la coexistence postcoloniale de l’arabe et du français, en tant qu’enrichissement mutuel. Tengour montre comment cette approche inclusive à la traduction, dans le context du bilinguisme algérien, informe non seulement son processus créatif mais aussi son travail éditorial, notamment Diwân ifriqiya, le volume quatre de la série Poems for the Millennium de l’University of California Press, et Poèmes du monde, une série de poèmes en traduction des Éditions Apic en Algérie, qui a publié plus de vingt poètes originaires d’une douzaine de pays au moins.

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