Exceptionally detailed court cases from a neighborhood in early modern Paris show that workingwomen routinely criticized and broke up men's fistfights and other violent altercations. The royal government was thus partly dependent on women to help regulate male behavior and maintain order. Forces empowering women here included the royal criminal courts, whose penalties for much intermale violence gave men an incentive to acquiesce to women's intervention; women's use of language and physical force; and the protection provided by their close male kin. These forces also empowered women in many other nondomestic relations with men. The article deepens our understanding of early modern gender relations, royal criminal courts, and community self-regulation, as well as of workingwomen's roles, sources of empowerment, goals, and contribution to a key aspect of the “civilizing process.”

Les procès judiciaires exceptionnellement détaillés d'un quartier populaire parisien durant l'Ancien régime documentent le rôle des ouvrières dans la critique et l'arrêt des altercations violentes entre hommes. Le gouvernement royal s'appuyait en partie sur les femmes pour régulariser les conduites masculines et maintenir l'ordre. En pénalisant la majorité des violences intermasculines, la cour de justice criminelle royale incitait indirectement les hommes à accepter l'intervention des femmes, dont le pouvoir était également soutenu par leur usage de la parole et de la force physique, et par la protection des hommes de leur famille. Ces méthodes renforçaient aussi la position des femmes face aux hommes dans d'autres situations en dehors du cadre domestique. Cet article approfondit notre connaissance des relations entre hommes et femmes et du rapport entre la justice criminelle royale et l'autorégulation d'une communauté sous l'Ancien Régime. Il permet aussi de mieux comprendre le statut et les raisons d'agir des femmes, et leur contribution à un aspect clé du « processus de civilisation ».

Jacob Melish is visiting assistant professor of history at the University of Cincinnati. This article is based on a chapter of his book manuscript tentatively titled Violence and Order: Absolutism, Gender, and Popular Peacekeeping in a Parisian Neighborhood.