Abstract

From the après‐mai 1968 through the end of the 1970s, successive groups of French radicals legitimized revolutionary violence and developed a militant protest culture that challenged the state's monopoly on violence. Most scholars have presented political violence in 1970s France as bound to the trajectories of organized Maoist and Trotskyist groups and as the product of revolutionary ideology that was overcome by experience. This article traces how a cohort of radicals continued to articulate discourses of self‐defense, counterviolence, and violence as revolution of the self well into the 1970s. Activists did so because their experiences of conflict confirmed the salience of violent struggle. The article contributes to the historical study of violent phenomena by tracing an approach that integrates the analysis of understandings of violence and experiences of conflictual politics.

Pendant la période de l'après‐mai 68 et jusqu’à la fin des années 1970 des groupes d'extrême gauche ont légitimé la violence révolutionnaire et ont développé une culture de contestation dans la rue qui mettait en question le monopole étatique sur la violence. La plupart des historiens et politistes ont considéré la violence politique en France des années 1970 comme un phénomène des groupes maoïstes et trotskistes et un produit idéologique surmonté par l'expérience de la lutte. Cet article révèle comment une fraction des militants articulaient des discours sur l'auto‐défense, la contre‐violence, la violence comme action exemplaire, et la violence comme moyen de se révolutionner au‐delà de la période 1968–73. Pour eux, l'expérience du conflit avec les forces de l'ordre tendait à confirmer l'importance de la lutte violente. L'article contribue à l'analyse historique des phénomènes de violence politique en traçant une méthodologie qui intègre l'analyse de discours avec l’étude de l'expérience de la lutte conflictuelle.

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