Abstract

Our rediscovery of a seventeenth-century postmasters' trunk in the Museum voor Communicatie in The Hague, containing some twenty-six hundred undelivered letters mostly sent from France, offers the opportunity to think from the ground up about what constitutes an archive and how to approach it. We argue that understanding the process of loss, destruction, and survival of collections is a crucial exercise for historians. Practicing this “archaeology of the archive” makes us keenly aware that the questions we ask are often dictated by the genesis and structure of the archive. Although document survival is often the result of intentional safekeeping, in other cases it can be attributed to sheer accident. Addressing questions of materiality, mobility, and preservation, this article explores the notion of the “accidental archive” to consider what best practices should be developed to ensure responsible access to this unique collection.

Notre redécouverte d'un coffre postal du dix-septième siècle au Museum voor Communicatie à La Haye, contenant quelque 2 600 lettres au rebut envoyées principalement de France, offre l'occasion de repenser ce que constituent les archives et comment il faut les aborder. Nous soutenons que comprendre les processus de perte, de destruction et de survie des collections est un exercice crucial pour les historiens. Pratiquer cette « archéologie de l'archive » nous rappelle vivement que les questions que l'on pose sont souvent dictées par la genèse et la structure accidentelles des archives. Car, bien que la survie documentaire soit souvent le résultat d'un geste de conservation intentionnelle, dans d'autres cas elle peut être attribuée au pur hasard. En abordant des questions de matérialité, de mobilité et de préservation, cet article explore la notion des « archives accidentelles » afin de considérer les meilleures pratiques à développer pour assurer un accès responsable à cette collection unique.

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