Abstract

This article presents a rereading of the largest and most notorious tax revolt of the French Revolution: the attacks on the customs wall in Paris, July 11–14, 1789. It also explores the subsequent trial of those arrested and the celebrations that took place on May 1, 1791, to mark the end of indirect taxation on consumer goods. It argues that the popular classes of Paris were politicized by their actions against consumption taxes during 1789–91. Wine was central to this campaign, as it became an object of protest and a symbol of liberty. Historians have shied away from examining these events, perhaps because of the influence of Hippolyte Taine's characterization of the inebriated, deranged crowd, but this movement against taxes on wine was essential to Parisian popular engagement with the Revolution in its early years.

Cet article présente une relecture de la plus grande et plus célèbre révolte fiscale de la Révolution française : les attaques contre le mur des Fermiers Généraux à Paris, du 11 au 14 juillet 1789. Il examine aussi le procès ultérieur des personnes arrêtées et les célébrations qui ont eu lieu le 1er mai 1791 à l'occasion de la fin de la fiscalité indirecte sur les biens de consommation. Je soutiens que les classes populaires parisiennes ont été politisées par leur opposition aux impôts sur la consommation pendant la période 1789–91. Le vin, devenu un objet de protestation et un symbole de la liberté, était au centre de cette campagne. Les historiens ont refusé toute reconsidération de ces événements, peut-être à cause de l'influence d'Hippolyte Taine, pour qui l'ivresse et la folie de la foule expliquaient tout. Cependant, ce mouvement contre les impôts sur le vin était essentiel à la participation du menu peuple parisien dans les débuts de la Révolution.

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