Abstract

This article discusses the question of accountability after the Terror through a close analysis of the case of Joseph Le Bon, a public official who was put on trial for his role in the repression. This trial has often been seen as reactionary in essence. In contrast, this article argues that it derived from the democratizing impulses of the French Revolution. The Revolution enshrined accountability as a fundamental principle in the new political order. After the Terror, this gave rise to an unpredictable dilemma: how to hold individuals accountable for a mass crime. The article shows how both the case against Le Bon and his defense were shaped by the same democratizing impulses. In this sense, the Thermidorian struggle with justice was continuous with the Revolution. In making its case, the article relies on the concept of transitional justice.

Cet article traite de la question de la responsabilité après la Terreur à travers l'analyse du cas de Joseph Le Bon, officiel condamné pour son rôle dans la répression. Son procès a souvent été vu comme essentiellement réactionnaire. Au contraire, cet article avance l'argument qu'il est un résultat des élans « démocratisants » de la Révolution française. La Révolution a entériné la question de la responsabilité comme principe fondamental du nouvel ordre politique. Après la Terreur, cela a donné lieu à un dilemme imprévisible : comment tenir un individu responsable d'un crime de masse ? L'article démontre que les discours, à la fois de l'accusation et de la défense de Le Bon sont façonnés par les mêmes élans démocratisants. En ce sens, la lutte thermidorienne pour la justice se place dans la continuité de la Révolution. Pour défendre sa cause, l'article se base sur le concept de justice transitionnelle.

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