This article examines coffee’s adoption into French culture and diet between 1644 and 1788, emphasizing the period 1670–1730. In these sixty years, a beverage initially mistrusted by the French (for its bitterness, health risks, and associations with the Ottoman Empire) became a beloved beverage, gave its name to the new space of the café, and attracted a burgeoning culture of consumers interested in exotic novelties. Through a focus on coffee, we gain fresh insights into a number of disparate subjects, including the evolving cultural relationship between France and the Ottoman Empire; shifts in the sociability structures of the urban middling classes, from socializing around alcohol to the promotion of sobering stimulants; the developing role of merchants, physicians, and pharmacists in assessing the safety of new foodstuffs; the rise of cuisine moderne, with its openness to new ingredients; and the birth of a global French coffee trade in the eighteenth century.

Cet essai examine l’adoption du café dans la culture française entre 1644 et 1788. Dans ces années, une boisson dont se méfiaient les Français (pour son amertume, les risques sanitaires et les associations avec l’Empire ottoman) est devenue une boisson bien-aimée, qui a donné son nom au nouvel espace du café, et a attiré une culture en plein essor de consommateurs intéressés par les nouveautés exotiques. Cette histoire offre des idées nouvelles sur plusieurs sujets, y compris la relation culturelle en évolution entre la France et l’Empire ottoman; les changements dans les structures de sociabilité des classes moyennes urbaines; le passage de la socialisation autour de l’alcool à la promotion des stimulants qui donne à réfléchir; le rôle croissant des commerçants, des médecins et des pharmaciens dans l’évaluation de l’innocuité des nouveaux produits alimentaires; la montée de la cuisine moderne, et la naissance d’un commerce mondial autour du café français au dix-huitième siècle.

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