How do you do the history of a place—by doing in-depth research into its political, economic, social and/or cultural ways and manners, or by expanding the breadth to take into account external, interactive factors? The debate is an ongoing epistemological one that turns around questions of scale and scope: small versus large research topics, micro versus macro approaches, and, more recently, the local versus the global. This article explores three propositions: (1) French history is properly studied as... French history, in all of its medieval, revolutionary, industrial, and/or contemporary specificity; (2) French history can only be properly studied as global history; (3) the study of French history has already confronted the transnational and will continue to do so.

Comment écrire l’histoire d’un lieu : à partir d’une connaissance profonde de ses mœurs et ses pratiques, de son histoire politique, économique, sociale, ou culturelle ; ou bien à travers une large contextualisation qui incorpore des éléments externes et interactifs ? Le débat entre aires culturelles et approches disciplinaires se greffe sur les questions d’échelle et de l’étendue du champ, entre projets vastes et projets plus circonscrits dans l’espace, entre approches macro et micro, et, plus récemment, entre recherches mettant l’accent sur le global ou le local. Cet article explore trois propositions : (1) l’histoire française doit être étudiée dans sa spécificité ; (2) l’histoire française ne peut être étudiée qu’à partir d’une insertion dans une histoire globale ; (3) l’historiographie s’est déjà confrontée avec des sujets transnationaux, et cette approche continuera à irriguer le champ.

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