By the last decades of the thirteenth century Paris had a luxury silk cloth industry. Because the demands of weaving silk were considerably different from those of working with wool and linen, the introduction of silk weaving was usually accompanied by the immigration of silk weavers and entrepreneurs. Sources suggest that such immigrants did indeed make a contribution to the nascent silk industry of Paris: the mercers of Paris, who managed silk production, included men with roots in nearly every silk-producing region around the Mediterranean, and several silk workers were from Venice and Cyprus. The presence of these immigrants suggests that we need to rethink the composition of the population of Paris at this time and to take into consideration the ways in which contacts with the Mediterranean transformed the material culture of northern France toward the end of the age of crusades.

Dans les dernières décennies du treizième siècle se développe à Paris une industrie des étoffes de soie de luxe. L’introduction du tissage de la soie s’accompagnait normalement de l’immigration de tisserands et de dirigeants de la production. Les sources suggèrent qu’il existait de tels immigrants à Paris. En effet, parmi les merciers se trouvaient des individus originaires de presque toutes les régions méditerranéennes dans lesquelles on produisait la soie ; de plus, des ouvriers de la soie avaient immigré de Venise et de Chypre. La présence de ces immigrés à Paris vers la fin du treizième siècle suggère que la composition de la population parisienne était plus diverse qu’on pensait jusqu’à présent, et qu’il faut prendre en compte la façon dont les liens entre le Nord de la France et l’aire méditerranéenne ont transformé la culture matérielle française à la fin de l’époque des croisades.

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