In 1946, the French Antilles were “assimilated” to France as constituent departments of the Republic. With assimilation, hundreds of Antilleans traveled to France to attend college, university, and technical schools. When they arrived in the metropole, they were confronted by racism, discrimination, and “incomprehension,” confined to immigrant quarters, refused lodging and service, and even attacked by far-right activists. This article examines how the encounter with the racial reality of postwar France radicalized a generation of Antillean students. These students formed organizations, from Catholic student groups to militant youth organizations, that questioned the gains of assimilation, the realities of French citizenship, and their own cultural and social identities. Former student militants would go on to play an important role in both Antillean politics and in Antillean culture.

En 1946, les Antilles françaises sont « assimilées » à la France comme départements de la République à part entière. Après l’adoption de la loi de départementalisation de 1946, des centaines d’étudiants antillais se rendent en France pour étudier. Dès leur arrivée, ils sont confrontés au racisme, à la discrimination et à l’incompréhension. Ils sont confinés aux quartiers d’immigrés et on leur refuse logement et services ; certains se font même attaquer par des militants d’extrême-droite. Cet article examine comment la rencontre de la réalité raciale de la France métropolitaine d’après-guerre a radicalisé une génération d’étudiants antillais. Les organisations que forment ces étudiants (allant des associations catholiques à des organisations nettement plus à gauche) remettent en question les acquis de l’assimilation, les réalités de la citoyenneté française et les identités culturelles et sociales des étudiants antillais eux-mêmes. Leurs études terminées, ces activistes allaient jouer un rôle important dans la politique et la culture des Antilles.

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