Historians usually treat Versailles as a site of courtly interaction, or as a source for courtly “taste.” This article, however, examines processes that connected Versailles to the wider world, arguing for a model of Versailles’s role in the cultural politics of the monarchy, which stresses appropriations by men of letters and supplants “top-down” models of cultural absolutism. It explores the symbolic and material uses of Versailles in the social and intellectual ventures of the Perraults, a family of Parisian men of letters. While acting as authors, members of royal academies, or aides to Colbert, the Perraults used Versailles as a source of exotic animals for scientific dissection, a depository of manuscript texts, a weapon in literary struggles, and a site of sociability. As the Perraults appropriated Versailles, they used their access to the palace for their own devices, unrelated to the goals of a state-run propaganda machine; yet these appropriations brought Louis XIV’s grandeur to new publics.

Contrairement au traitement habituel de Versailles comme locus de sociabilité courtoise ou comme source de « goût classique », cet article met l’accent sur les médiations de Versailles et sur la construction de l’image de Versailles à travers des appropriations de la part des hommes de lettres. Ce travail propose un modèle du rôle de Versailles dans la politique culturelle de la monarchie louis-quatorzienne, qui va au-delà des notions d’absolutisme culturel. En étudiant les Perrault, une famille d’hommes de lettres parisiens, l’article montre comment les Perrault s’approprient Versailles comme source d’animaux exotiques pour des dissections scientifiques, comme dépôt de manuscrits, comme arme dans les conflits littéraires ou comme site de sociabilité mondaine. En s’appropriant Versailles pour leurs propres fins, les Perrault font rayonner la gloire de Louis XIV aux publics qui n’étaient pas forcément touchés auparavant par la machine de propagande étatique.

You do not currently have access to this content.