National and international critics of Paris’s 1900 Universal Exposition claimed that it was a disaster on various levels. That year, in addition to two walkway collapses that killed thirteen people, Paris experienced numerous construction and transportation accidents; electrical failures and fires; a deadly heat wave followed by a water shortage, near sewer failure, and “great stink”; and typhoid and smallpox outbreaks that killed more than a thousand people. Taking the spatial turn in exposition studies, this article interprets these claims as part of a conservative disaster discourse that targeted the exposition to undermine the Third Republic and its progressive conception of urban modernity. Thus, rather than examining an actual disaster, I show how the Republic’s critics used fears of impending disaster to cast modern Paris as a “risk society” characterized by “normal accidents,” which in turn questioned the Republic’s project, widely hyped at the exposition, of controlling nature and achieving social progress through science and technology.

L’exposition universelle de 1900 a été accompagnée par des déclarations françaises et internationales de la catastrophe. Cette année-là, au-delà de l’effondrement de deux passerelles qui a tué treize personnes, Paris a connu de nombreux accidents de construction et de transport; des pannes électriques et des incendies; une vague de chaleur meurtrière, une disette d’eau, un échec d’égout, et un « Great Stink »; et des éruptions de fièvre typhoïde et de variole tuant plus de 1 000. Prenant le « tournant spatial » dans les « exposition studies », cet article interprète ces déclarations comme un discours conservateur qui a ciblé l’exposition afin de saper la Troisième République et sa conception de la modernité urbaine. Au lieu d’examiner une catastrophe réelle, cet article montre comment ce discours a exploité les craintes d’une catastrophe imminente pour présenter la modernité urbaine comme une « société du risque », caractérisée par des « accidents normaux », ainsi interrogeant le projet républicain de contrôler la nature et réaliser des progrès sociaux grâce aux nouvelles technologies scientifiques.

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