Police surveillance in interwar Dakar, Senegal, was initiated because of anxieties about the influence of international politics in the empire, but surveillance quickly became a phenomenon of urban control. This article analyzes the emergence, implementation, and broader implications of police surveillance to shed light on the way French colonial authorities imagined and attempted to impose order on cities. Surveillance of “suspicious” persons developed primarily in urban areas because the profile of a suspect was shaped by fears of an increasingly cosmopolitan and diverse population in the interwar era. Police tactics were influenced by republicanstyle methods from the metropole and relied on the legibility of urban space, creating a unique urban surveillance that contrasted with rural methods. Despite this desire for ubiquitous surveillance, some urban spaces escaped the purview of colonial authorities and some individuals evaded state control.

Cet article consacré à la surveillance policière à Dakar met en lumière la manière dont la surveillance politique de l’entredeuxguerres s’est constituée comme un phénomène urbain. Ce programme de contrôle urbain révèle une façon d’imaginer et d’essayer d’imposer l’ordre dans la ville de la part des autorités. La surveillance des « suspects » en Afrique Occidentale Française s’est développée dans l’espace urbain à cause de la crainte des autorités d’une population urbaine de plus en plus cosmopolite et contrastée. Les stratégies utilisées par les autorités ont été élaborées au prisme des méthodes républicaines de la métropole. Dépendantes pour leur conception de la lisibilité de l’espace urbain, elles ont généré une forme unique de surveillance en opposition à la surveillance rurale. Malgré le désir des autorités de créer un mode de contrôle omniprésent, certains espaces urbains échappaient néanmoins au regard de l’état et certains individus arrivaient à se soustraire à ces méthodes policières.

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