This article examines the shift in animal spectatorship at the beginning of the reign of Louis XIV (the 1660s) from the violence of wild animal combat at the Vincennes menagerie to the peaceful display of graceful birds in the first pavilion constructed in the Versailles park beginning in 1662. I interpret the pavilion and animal collections using the sparse administrative sources and the richer literary descriptions by Mademoiselle de Scudéry, Jean de La Fontaine, and the unpublished poem of the engineer-fountaineer Claude Denis. Drawing on the theoretical work of Norbert Elias and Michel Foucault, I argue that the menagerie is best understood both as a royal claim of absolute authority and as a model of the aristocratic experience of civilité. The menagerie was less a zoo than a living metaphor of Louis XIV’s absolutism and the court society of Versailles itself.

Cet article examine le changement des modalités de présentation des animaux vivants au début du règne de Louis XIV (les années 1660) dans l’optique du passage de la violence des combats d’animaux sauvages à la Ménagerie de Vincennes jusqu’à l’exposition paisible d’oiseaux gracieux et élégants dans les cours du premier pavillon construit dans le parc de Versailles dès 1662. L’article se sert des maigres archives administratives et des descriptions littéraires plus riches de Mademoiselle de Scudéry, Jean de La Fontaine ainsi que d’un poème inédit de l’ingénieur fontainier Claude Denis. Il propose une nouvelle interprétation des ménageries de Louis XIV et des choix d’animaux présentés, s’engageant avec Norbert Elias et Michel Foucault pour penser la ménagerie à la fois comme une revendication d’autorité absolue du roi et de l’expérience aristocratique de la civilité à la cour. La ménagerie fut moins un zoo moderne qu’une métaphore vivante de l’absolutisme et de la civilisation des mœurs à la société de cour à Versailles.

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