This article deals with political discussions about the place of language and religion in interwar Alsatian primary schools viewed through the lens of the local Socialist Party (SFIO). After Alsace's return to France in 1918, primary schools exemplified the problematic process of reintegrating the province, and parties from across the political spectrum discussed the appropriate language of instruction and whether Alsatian school-children should receive religious education. For the Alsatian Socialists, the answer lay in the broad reform needed to ease reintegration and was motivated by their self-proclaimed republicanism. Thus the party argued for secularity, which would place the province on the same terrain as all other parts of France, and for bilingualism, which would allow the retention of Alsatian regional cultures. In making this argument, the Alsatian SFIO revealed that not everyone in interwar France associated regional language with religion or believed that republican ideas needed to come packaged in the French language. Moreover, the SFIO's actions offer insight into the development of regional political cultures and the varieties of grassroots republicanism in interwar France.

Cet article étudie les débats ayant trait à la place de la langue et de la religion à l'école primaire tels qu'ils sont perçus par le parti socialiste régional (SFIO) dans l'entre-deux-guerres. Après le retour de l'Alsace à la France en 1918, l'école primaire devient l'emblème des difficultés d'intégration que rencontre la région. Les partis politiques de tout bord engagent alors des débats sur la langue à utiliser à l'école ainsi que sur la place de l'éducation religieuse pour les jeunes Alsaciens. Pour les socialistes alsaciens, la réponse se situe au niveau de la large reforme nécessaire à une réintégration souple à la France. C'est pourquoi le parti préconise la laïcité, qui place l'Alsace sur un pied d'égalité avec le reste de la France, et le bilinguisme, qui contribue à la pérennité d'une culture alsacienne régionale. A travers leur participation à la politique de l'enseignement primaire, la SFIO alsacienne souligne les différentes variétés de républicanisme populaire dans la France de l'entre-deux-guerres.

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