This article traces the relationship between athletic stadia and the transformation of mass politics in France from the 1920s through World War II. While much of the discussion about stadia focused on their role in boosting athletic participation and facilitating national regeneration in the wake of World War I, a wide variety of political actors paradoxically promoted the stadium-based spectacle as a visible manifestation of vitality and mass support. The stadium, as a political venue, thus offered more than a vast platform for political activity: it suggested a symbolic, spectacular, and emotional political language appropriate for a space devoted to physical activity and positioned the crowd itself as an essential participant in the framework of this kind of mass politics, while simultaneously offering authorities a heightened ability to police and regulate mass gatherings.

Cet article fait l'historique du rapport entre les stades de sport et la transformation de la politique de masse en France des années vingt jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. A la suite de la Première Guerre mondiale, les stades étaient considérés principalement comme des lieux consacrés à la participation sportive et facilitant (selon certains) la régénération du pays. Mais en même temps toute une gamme d'acteurs politiques ont paradoxalement mobilisé les stades afin de développer un style politique basé sur le spectacle et les spectateurs. Le stade se révèle essentiel pendant cette période, mais pas uniquement de par son envergure comme scène politique: il suggère aussi un langage politique, spectaculaire et symbolique enraciné dans l'activité sportive. De plus, le stade met l'accent sur les spectateurs comme participants à cette activité politique tout en aidant les autorités à surveiller et réguler ces manifestations de masse.

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