A pacifist and an emblematic figure in the history of France's youth hostel, or ajiste, movement, Jean Giono is identified by French historian Pascal Ory as one of the most representative writers of the Popular Front era (1936–38). With regard to Giono's Occupation-period essays, fiction, and documentary film, critics generally link the author to the “gauche collaboratrice” because of his “integral pacifism” or to the ideological reactionaryism of the Vichy regime due to his vocal commitment to rural regeneration. By contrast, Ory views Giono as an “involuntary contributor” who was “rediscovered” by Vichy propagandists. Determining where to position Giono ideologically between resistance and collaboration is only part of the following analysis. At the crux of the discussion is the cost of his outward apoliticism in the revolutionary hope of offering Europe a breath of fresh air.

Pacifiste et figure symbolique de l'histoire de l'ajisme en France, Jean Giono est cité par l'historien Pascal Ory parmi les écrivains représentatifs de l'ère du Front populaire (1936–38). A l'égard de ses essais, romans et de son film documentaire produits sous l'Occupation, les critiques ont tendance à associer Giono à la « gauche collaboratrice » à cause de son « pacifisme intégral » ou à l'idéologie réactionnaire du régime de Vichy dû à sa position en faveur de la renaissance rurale. Par contraste, Ory voit Giono comme un « contributeur involontaire » qui a été « redécouvert » par les propagandistes de Vichy. L'analyse qui suit n'évoque qu'en partie le placement idéologique de Giono entre la résistance et la collaboration. Le coût de son attitude apolitique dans l'espoir révolutionnaire d'offrir à l'Europe une bouffée d'air frais est au cœur de la discussion.

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