On February 6, 1934, nationalist leagues and Great War veterans rioted in Paris. The next day the elected radical government resigned, despite having won three votes of confidence. A conservative government took its place. Street violence had restored the right to power. Histories of the riot have generally contrasted the violence of the paramilitary leagues with the peaceful march of the Union Nationale des Combattants (UNC). Veterans' associations are largely understood to have been republican and an obstacle to the development of fascism in France. This article challenges this historiography. In examining the violence of veterans and their interpretation of the riot, the article shows that a straightforward understanding of the veterans as republican is untenable. Veterans throughout the UNC were gladdened to see the government fall and hoped that a more authoritarian regime would soon be installed.

Le six février 1934, des ligues nationalistes et des anciens combattants de la Grande Guerre se livraient à l'émeute dans Paris. Le lendemain, malgré le rejet de trois motions de censure, le gouvernement radical dut démissionner. Un gouvernement conservateur le remplaçait. La violence de la rue avait remis la droite au pouvoir. En général, les histoires de l'émeute distinguent la violence des ligues paramilitaires et la calme manifestation de l'Union nationale des combattants (UNC). En somme, on considère les associations d'anciens combattants comme républicaines voire comme un obstacle au développement d'un fascisme français. Cet article conteste une telle historiographie. Un clair examen de la violence des anciens combattants et de leur interprétation de l'émeute démontre qu'on ne saurait nommer républicains les anciens combattants qui y participèrent. Nombre d'entre eux étaient satisfaits de la chute du gouvernement et souhaitaient qu'un régime autoritaire soit bientôt installé.

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