The Saint-Domingue planter Aimé-Benjamin Fleuriau did not simply leave colonialism behind when he returned to his hometown La Rochelle: he literally brought some of its complications with him. Five of his mixed-race children by his former slave Jeanne arrived with or soon after their white father. The very existence of this family complicated an increasingly easy equation between blackness and slavery, and for both the planter and his children, family ties shaped their experience of race and status. In the midst of growing racial paranoia in France and legislation that regulated all people of color, Fleuriau and his daughter Marie-Jeanne privileged family over race as a means of carving out a position of autonomy for themselves in French society, albeit in very different ways and for very different reasons. In doing so, they shaped what the category “family” meant in France.

Aimé-Benjamin Fleuriau, ex–résident blanc de Saint-Domingue, au lieu d'abandonner le colonialisme après son retour à La Rochelle, a rapporté avec lui certaines des complications coloniales. Cinq des enfants métisses qu'il a eus avec son ancienne esclave Jeanne sont arrivés avec lui, ou peu après. L'existence même de cette famille a compliqué le lien évident entre la négritude et l'esclavage. Pour le planteur et ses enfants les liens familiaux ont informé leur manière d'assumer leur race et leur position sociale. Au milieu de la paranoïa raciale croissante en France au dixhuitième siècle et la législation qui réglementait tous gens de couleur, Fleuriau et sa fille Marie-Jeanne ont privilégié les liens familiaux plutôt que raciaux afin de créer une position d'autonomie dans la société française, bien que par des moyens et pour des raisons très différents. Ils ont ainsi façonné la catégorie « famille » en France.

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