Using household clients to acquire and keep royal favor was a widespread power strategy at the courts of early modern Europe. Trustworthy clients were placed in royal households to manipulate and report on their members and through them to influence the king. Favorites needed their help because their longevity in favor and thus in power depended on the king's continued goodwill. This article looks at the ways in which two minister-favorites of Louis XIII, Charles d'Albert, duc de Luynes, and his successor, Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, used their household clients to stay in power, demonstrating what has long been assumed but never proven. Specifically, it looks at fourteen noblewomen who were Luynes's clients, mostly in the young queen's household, and fifteen noblewomen who were Richelieu's clients in the queen mother's and the queen's households. Luynes used his clients and the tactic of rewards to influence members of the household and the king. In contrast, Richelieu used his clients and the tactic of punishment for the same purpose. Despite the difference in tactics both favorites succeeded in their goals.

L'utilisation d'une clientèle «domestique» dans le but de conquérir et conserver la faveur royale était courante dans les cours princières de l'Europe moderne. Des clients fidèles furent placés dans les maisons royales pour manipuler, mais aussi pour faire des rapports sur leurs membres et par leur intermédiaire influencer le roi. Les favoris avaient besoin d'eux, car la durée de leur faveur et pouvoir dépendait de la bienveillance du roi. Cet article examine comment deux ministres-favoris de Louis XIII, Charles d'Albert, duc de Luynes, et son successeur, Armand-Jean du Plessis, cardinal de Richelieu, employèrent leurs clients domestiques pour rester au pouvoir. Ainsi cet article démontre ce que les historiens ont longtemps pensé sans le prouver. Plus précisément, il analyse le cas de quatorze femmes nobles clientes du duc de Luynes qui servirent dans la maison de la jeune reine, Anne d'Autriche, et quinze femmes nobles clientes de Richelieu placées dans les maisons de la reine mère et de la reine régnante. Pour influencer certains membres de la maison du roi et le roi lui-même, de Luynes proposa à ses clientes des récompenses en cas de réussite. Richelieu faisait planer sur les siennes la menace de la punition. Malgré ces différences de tactique, les deux ministres finirent par atteindre leurs objectifs.

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