This article traces the environmental history of the Camargue wetlands in southern France during World War II. War, defeat, and occupation ushered in agricultural modernization, the establishment of military training grounds, and German submersion plans, all of which threatened constructions of the region as a pure, wild landscape as well as existing ecological conditions. Throughout the war the Société Nationale d'Acclimatation de France (SNAF) campaigned to save its nature reserve, engaging in actions that lay between resistance and collaboration. The SNAF was aided unwittingly by the Camargue's singular climate. This article supports Bruno Latour's call for a reconceptualization of historical agency that includes the nonhuman. It also exposes wider continuities in French environmental history and contributes to Vichy historiography and the burgeoning literature on war and the environment.

Cet article retrace l'histoire environnementale de la Camargue pendant la Seconde Guerre mondiale. La guerre, la défaite et l'Occupation sont à l'origine de la modernisation agricole, de l'établissement des champs de tir, et du projet allemand de faire submerger la Camargue. Ces événements ont menacé l'image de la région comme paysage pur et sauvage, ainsi que les conditions écologiques existantes. Pendant tout ce temps, la Société nationale d'acclimatation de France (SNAF) tentait de sauver sa réserve naturelle, par des actions qui se situaient entre résistance et collaboration. Le climat particulier de la Camargue a involontairement aidé la SNAF. Cet article soutient l'invitation de Bruno Latour à repenser l'agent historique en y incluant le non-humain tandis qu'il expose les structures plus larges de l'histoire environnementale française et contribue à l'historiographie de la France de Vichy et à la littérature émergente sur les rapports entre la guerre et l'environnement.

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