“Les garçons et les filles sont pêle-mêle dans l'école”: Gender and Primary Education in Early Modern France

Most historians have treated the education of boys and girls in early modern France separately, emphasizing that girls rarely received primary education. Evidence presented in this article demonstrates that in the dioceses of Reims, Châlons-sur-Marne, and Auxerre, boys and girls in rural areas regularly attended the same community-supported primary schools, or petites écoles, and that these schools grew significantly during the seventeenth and eighteenth centuries. Because both boys and girls needed the religious education that the petites écoles provided, parents and community leaders ignored the wishes of both the king and the bishops and sent children of both sexes to the same schools. The core of primary education—reading and catechism—was essentially the same for boys and girls, and few children of either sex learned to write, suggesting the need for increased attention to the relationship between gender, religion, and the definition and measurement of literacy.

« Les garçons et les filles sont pêle-mêle dans l'école »: Les sexes et l'éducation primaire au début de la France moderne

Les éducations reçues par les garçons et les filles au début de la France moderne ont été examinées séparément par la majorité des historiens, qui soulignent le fait que les filles recevaient rarement une éducation primaire. Les documents consultés pour cet article démontrent qu'au sein des diocèses de Reims, Châlons-sur-Marne et Auxerre, les garçons et les filles des régions rurales se retrouvaient souvent dans les mêmes petites écoles, et que ces petites écoles connurent une croissance considérable pendant les dix-septième et dix-huitième siècles. Puisque les filles comme les garçons avaient besoin d'éducation religieuse, les parents et les dirigeants de la communauté envoyaient les deux sexes aux petites écoles, passant outre à la volonté exprimée par le roi et les évêques. Le noyau de l'éducation primaire, c'est-à-dire, la lecture et le catéchisme, était essentiellement le même pour les garçons et les filles, et peu d'enfants apprirent à écrire, suggérant la nécessité d'une plus grande attention à comment s'imbriquent la relation entre les deux sexes, la religion et la définition et l'évaluation de l'alphabétisme.

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